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Championnat d’Europe, danse sur glace, Helsinki 2009

Une soirée inattendue hier soir, puisque en l’absence des champions du monde Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder (absence due à une opération pour Isabelle Delobel) et suite à une chute des tenants du titre Oksana Domimna et Maxim Shabalin, les habitués des quatrième et cinquième place s’en sont donné à coeur joie afin de saisir cette opportunité de décrocher une place sur le podium. C’est finalement et sans surprise le couple russe Khokhlova et Novitski, dynamique et techniquement excellents, qui raffle la médaille d’or. Nos français Péchalat et Bourzat, pourtant en excellente forme et ave cun programme magique n’aura droit qu’à la quatrième place…

Ainsi comme la précédente cette soirée aura été sous le signe de la déception, notamment à cause de la médaille d’argent accordée aux italiens, dont je trouve que le patinage manque cruellement de fluidité, ainsi que le sous-notage du jeune couple israëlien Alexandra et Roman Zaretski, pourtant très frais. Cependant, cette soirée m’a permis de faire deux grandes découvertes. D’abord un tout jeune couple italien (pourtant une nationalité dont j’apprécie rarement les patineurs) Luca Lanotte et Anna Cappellini, à la fois danseurs et comédiens, dont la technique laisse peut-être à désirer mais dont le patinage envoûte. Je vous laisse juger par vous-même :

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Et pour finir le couple britanniques Sinead et John Kerr, que j’avais découvert l’an dernier mais dont le style me déplaisait fortement.  Leur programme de cette année m’a permis de bien mieux apprécier leur talent. Fluide, moderne, audacieux et en parfait accord avec la musique de Muse, ce couple fait désormais parti de mes favoris, et je suis très heureuse qu’ils aient pu décrocher le bronze hier soir.

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Je vous dit donc à demain pour le gala.

Championnat d’Europe, catégorie hommes, Helsinki 2009

Un petit article tout droit rescapé du monde merveilleux des révisions… (et oui maintenant vous savez pourquoi je joue la morte depuis quelques semaines) Même les révisions ne sauraient m’empêcher de suivre les championnats d’Europe de patinage artistique.

Aujourd’hui les hommes, avec une légère déception, tant le podium français me paraissait à portée de main, surtout en vue de l’excellente performance de Brian Joubert et Alban Préaubert au programme court. La compétition paraissait ardue avec un Tomas Verner dans une forme explosive, qui malheureusement n’a fait qu’accumuler les erreurs, se mettant immédiatement en dehors de la course au podium. Le concurrent le plus dangereux des français mis hors course, on était en droit de tout espérer, et la performance d’Alban Préaubert, absolument excellente, avec uniquement une faute minime, n’a pourtant pas été récompensé comme il l’aurait mérité, et il devra pour cette fois se contenter d’une cinquième place…

Quant à Brian Joubert, on a pu lire sur son visage tout au long de son programme qu’il voulait cette médaille d’or à laquelle il avait dû renoncer l’an dernier. Son importante avance prise au programme court lui aura probablement sauvé la mise ce soir, puisque même sa chute et les quelques erreurs commises ce soir ne l’auront pas empêché de gagner cette place. On aura eu la Marseillaise ce soir, mais malheureusement un seul français sur le podium.

La catégorie homme est probablement celle qui me donne les plus grandes poussées d’adrénaline, tant j’y ai de chouchous, à tel point qu’on ne peut définitivement pas tous les faire rentrer sur un podium (encore que ce soir c’eût été possible). Et pourtant cette soirée, bien que couronnée du succès de Brian Joubert n’a pas été aussi forte que je l’attendais, et pourtant l’amie qui m’accueille gentiment auprès de sa télé durant cette période de championnat est témoin de l’émoi que cette soirée a généré en moi… Peut-être reste-t-il encore quelques marques sur son bras… Mais bon, on est jamais tout à fait dans son état normal en période de révision.

Et voici comme promis une vidéo du programme d’Alban Préaubert :

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Un titre foireux pour un article un peu niais (vous êtes prévenus)

On se demande toujours ce qui nous pousse vers un ami. Ce qui, sans attirance physique ni obligation familiale a fait que nous avons choisi cette personne là, qu’elle nous a choisi aussi et que demain, contre toute attente, elle sera toujours là. J’ai toujours été émerveillée par ce don gratuit et désintéressé de soi. Depuis quelques jours, ce qui m’émerveille, ce sont mes amis, tout simplement. Le fait qu’un simple mot de leur part puisse résoudre un problème, et qu’il suffise que je leur parle pour que tout s’éclaire.

Ce qu’on attend d’un ami n’est pas tant une solution miracle qu’une présence. L’ami n’est qu’un médiateur qui ramène à soi-même, sans jugements hâtifs et sans réponse. On ne peut trouver la réponse qu’en soi, mais on a parfois juste besoin de trouver les mots pour le comprendre. Et puis on réalise que ce n’était pas si dur, on a le cran de reconnaître qu’on est pas blanc comme neige et que nos motivations ne sont pas forcément purs. On peut tout dire parce qu’on sait que même si on n’est pas compris on ne sera pas jugés. Un véritable ami ne vous impose rien, il vous donne la liberté d’être vous-même. Parfois ils ne voient pas où vous voulez en venir, ils ne comprennent même pas le problème et ils cherchent en vain ce qu’ils pourraient bien dire. Il n’y a rien à dire.

Pour les après-midi à parler de tout et de rien en faisant des abdos ; pour les balades en vélo sans plan ; pour les fous rires au loup-garou ; pour les orgies de nourriture ; pour les conversations littéraires passionnées ; pour les mardis McDo , ses totems et le code des toilettes ; pour les nuits à assembler des jeux kinder en refaisant le monde ; pour tous nos essais culinaires ; pour les réveils à huit dans un appart ; pour la confession de tous mes défauts ;  pour les batailles de neige inopinées en pleine rue ; pour les références VDM ; pour les concours de blagues de mauvais goût ; pour le droit de pleurer parfois aussi ; pour ces années de presque collocation ; pour ces private-joke en publique ; pour ces commentaires boulets-éclairs sur MSN ; pour ce coaching amoureux ; pour ces longues heures de marche en touristes ; pour ces longues conversations autour d’un thé ; pour ces danses endiablées ; pour avoir hurlé « tell me more ! telle me more ! » en sautant dans tous les sens ; pour ce déploiement de dérision ; pour les McDo réconfortants et le droit de crier égoïstement ; pour les mails inquiets et impromptus ; pour les photos compromettantes ; pour les fous rires en ORL ; pour les petits doigts écorchés au jungle speed ; pour les spectacles de brossage de dents ; pour les fous rires compulsifs au mauvais moment au mauvais endroit ; parce que les cellules sexuelles se fabriquent dans les os plats et que le père d’Orly s’est pris une flèche dans le testicule droit dans Kingdom of heaven ; pour les chaînes de massage ; pour les conversations absurdes et le gros n’importe quoi sur MSN ; pour le droit d’être soi ; pour ceux qui étaient là hier et ceux qui seront là demain.

Merci.

Oui mais…

On se regarde dans la glace et on n’est pas vraiment fière. On se demande pourquoi notre petit sourire moqueur a disparu et pourquoi on n’arrive à se poser nulle part.

On essaie de tromper son angoisse avec des séries ; How I met your mother, Friends, That 70s show, Ugly Betty, Dr House, Monk. On se leurre en écrivant des histoires légères. On lit du grand n’importe quoi pour sourire. On se déchaîne sur des musiques qui ne nous touchent pas ; Discobitch, Bullets, Muse, Marie Cherrier.

On a peur. C’est quand la nuit tombe que la réalité nous rattrape. C’est dans le noir, quand on sait que ça ne viendra pas, qu’on pleure. On fuit les paroles qui nous touchent, on craint les histoires tristes, on essaie seulement de se perdre. On ne veut pas réfléchir.

Parfois on a des sursauts de rebellion. On se demande pourquoi on serait les seuls à souffrir, pourquoi on n’aurait pas droit à un peu d’égoïsme. Pourquoi on ressent ce manque et ce cruel besoin. Au fond de nous on sait qu’on a tort, et c’est encore pire. On se trouve faible et on confond tout. Alors on concocte de puériles vengeances, on veut emmerder tout le monde, fermer les yeux et avancer égoïstement. On fait celle qui s’en fout même quand le coeur se pince. On y repense et on a honte.

On se jure qu’on ne pleurera plus. On demande le droit d’être triste sans raison. On est peut-être même heureuse mais on ne le voit pas. On voudrait ne pas être si touchée, mais on l’est quand même. On sait au fond qu’il n’y a pas de vrai problème, mais on est triste quand même. Alors on se rebelle. Un peu contre soi et beaucoup contre les autres. Mais quand la nuit tombe, on sait qu’on n’a fait que se leurrer. On est malheureux quand même.

Prendre son temps

« Le temps est invention… ou il n’est rien du tout »

Le temps. Je me suis faite cette réflexion pour la première fois à McDo (où j’ai un peu l’impression de passer tout mon temps depuis que je n’y bosse plus) : mon amoureux dévorait ses frites comme s’il avait un certain quotat à respecter à la minute. Je me suis dit qu’après tout c’était un jeune homme en pleine croissance, et que c’était presque inscrit dans leur façon de vivre de se jeter ainsi sur la nourriture. Et puis j’ai laissé glisser mon regard sur les gens alentours (midi heure de pointe, en plein centre avec toute la population lycéenne qui pullulait à mes pieds)et je suis tombée sur une jeune fille qui faisait subir le même sort à ses frites (vous savez le genre grignotage industriel) que le jeune homme en pleine croissance assis en face de moi, sauf qu’elle y allait carrément par paquet de trois à quatre frites. Et c’est là que ce que je savais depuis déjà un certain temps m’a frappé de plein fouet : nous ne savons plus prendre le temps.

Nous sommes pressés par les études, le travail, les horaires anarchiques des bibliothèques et les crèches ; pressés pendant les pauses déjeuners, pressés dans les transports en commun au point d’en oublier de sourire aux gens qui nous entourent, pressés de vieillir, pressés de maigrir pour enfin se plaire, pressés d’avoir quelqu’un, pressés d’être diplômés.

Le temps est un impératif auquel on ne peut échapper. Toujours son petit tic-tac s’égrène dans notre tête et noue empêche de profiter… Si je reste assise à ne rien faire il s’insurge de oisiveté, si je lis il se demande pourquoi je ne travaillerais pas plutôt, quand je mange avec des amis il me rappelle que quatre heures c’est bien trop long pour un repas, quand je cuisine il s’étonne de tout ce temps gaspillé… Qui sait encore prendre le temps de vivre ? Qui sait oublier la petite horloge qui rappelle que nous ne sommes pas éternels et qu’il nous faut nous hâter si nous voulons remplir tous les objectifs que nous nous sommes fixés. Partout il nous faut faire des choix. Et que restera-t-il de nous ? A l’heure de notre mort, de quoi se souviendra-t-on ? Des dossiers qu’on a rendus à l’heure, des films qu’on s’est forcés à voir parce que ça faisait genre, de la sueur qu’on a versé à la gym alors qu’on aimait pas ça… Du panneau « fermé » de la bibliothèque municipale, de la paperasse et des copies d’exams…

A l’heure de ma mort ce que je voudrais vraiment retrouver, c’est la sensation de la mer sur mes mollets, le tourbillon d’une danse endiablée, la parfum entêtant de l’herbe fraîchement coupée, le son d’un fou rire, l’odeur de son cou, les meilleures réparties de Terry Pratchett, le craquement de la neige sous mes pieds… je voudrais me souvenir de ces petits plaisirs, retrouver l’ivresse de tout ce que je n’avais pas le temps de faire et pour lesquels j’ai lâché devoirs et obligations, ces instants pour rien où l’on se contente de vivre.

Vingt-quatre heures dans une journée c’est trop peu pour la société et l’indépendance, les révisions et la lecture, le cinéma et les musées, mais parfois juste lâchez pendant quelques minutes le temps, oubliez-le et ne vivez que pour admirer ces fleurs sur le bord de la route et soudain, ne rien faire.

Ces choses absurdes que j’aimerais prendre le temps de faire avant de mourir :
- une bataille de boules de neige en hiver et une bataille d’eau en été
- flâner dans la compagne en bonne compagnie
- sauter dans les vagues à la mer
- écrire une parodie absurde de ma vie et de celle de mes amis
- passer des heures chez un fleuriste à respirer le parfum des fleurs
- somnoler dans un parc
- courir dans la neige en pleine rue
- revoir les trois Seigneurs des Anneaux en version longue à la suite
- marcher dans tous les quartiers de Strasbourg pour le plaisir d’apprivoiser la ville
- relire le Journal de Bridget Jones, me faire tous les épisodes du 70s show et de Friends à la suite
- passer une après-midi à écrire avec une boîte de chocolat, un thé et de la bonne musique
- apprendre à danser le rock, le tango, la salsa, le paso-doble…
- prendre un long bain avec un long bouquin
- faire le marché tous les samedis matins
- retourner à Rome et à Vienne
et tant, tant d’autres choses… Et vous, quelles sont ces choses sans importance qui en ont pour vous ?

« Dans le temps des semailles,
apprends ;
dans le temps des moissons,
enseigne ;
en hiver, jouis »

Fabliaux pour adultes

Ou ces choses dont on raffole bêtement quand on est célibataire et qu’on redoute une fois casés.

Ah, les vieux réflexes… J’ai ouvert le magazine télé qui traînait sur la table du salon et l’un d’entre eux m’est revenu d’un coup. J’ai craqué, je suis faible. Et oui, je l’avoue (presque) sans honte, j’ai lu mon horoscope. J’ai appris entre autre que j’aurais des soucis au bureau (étant en vacances j’ai quelques doutes) et qu’une relation récente allait se terminer. Enfoiré d’horoscope.

Marrant comme, lorsque j’étais célibataire je me jetais complusivement sur l’horoscope dans tous les journaux que je trouvais. Les magazines féminins que je lisais alors en grande quantité (je me suis sevrée d’un coup sans pouvoir m’expliquer par quel procédé miraculeux cet été et depuis je n’en ai plus rouvert un), les journaux gratuits, le programme télé et celui de chez ma grand-mère… Je n’irais pas jusqu’à dire que j’y croyais vraiment, mais quand on se sent seul, on se raccroche aux branches, à n’importe quoi qui passe, à la petite parcelle d’espoir qu’on distingue vaguement de l’autre côté de la rue. On est un peu con. Mais j’assume. On lit aussi des magazines féminins pour essayer des maquillages marrants, rêvasser devant des robes d’un prix qu’il serait indécent d’afficher, s’inventer une relation devant les micro-trottoirs qui vous montrent les hommes tels qu’on n’osaient même plus les imaginer et se faire une opinion désintéressée des grands problèmes de sociétés qui se posent aux couples. On vit un peu par procuration. A peu près n’importe quelle fille normalement constituée a une période de folie provisoire où elle s’achète tous les magazines à sa portée pour évacuer une crise de doute subite.

Et puis un jour on tombe amoureuse. On n’a plus besoin de vivre par procuration, on se fout de notre horoscope parce qu’on sait bien ce qui nous arrivera demain, et on se fout de ce que font les hommes des autres, de toutes façons on préfère le nôtre.

J’ai lu une malheureuse ligne d’horoscope et bien malgré moi j’ai été prise par un élan de terreur. Avant de me réveiller. Oh, comment il peut le savoir Monsieur l’Astrologue comment je gère ma vie sentimentale ? Après tout, s’il avait toujours eu raison je me serais déjà mariée, j’aurais un nouvel amant toutes les semaines et tous les ans je serais forcée de changer d’amoureux parce que parfois je m’entends mieux avec les lions, mais une autre année ce sera plutôt les sagittaires…

Une de mes amies émet l’hypothèse qu’une bonne partie des divorces sont dues aux magazines féminins. Sur le coup ça m’a fait marrer (sur le coup j’étais célibataire en fait), mais après réflexion… Il y a les filles comme moi, qui lisent les magazines féminins d’un oeil moqueur, simplement à la recherche d’une petite étoile d’espoir pour la semaine, et puis il y a celles qui y croient. Et là ça craint. Parce que quand on ouvre un magazine féminin qu’est-ce qu’on y voit ? Un éloge de la norme, où on vous explique comment il faut s’habiller, ce que vous devez impérativement remiser au placard qu’il fallait pourtant impérativement acheter l’an dernier. On vous fait mettre des tenues improbables parce que c’est in, on vous apprend comment vous devez vous conduire au lit, combien de positions par mois sinon votre couple est définitivement ringard, on vous dit s’il faut coucher le premier soir parce qu’après tout celles qui ne le font pas sont de fausses saintes nitouches qui veulent simplement donner le change. Et puis on vous apprend les signes qui montrent que votre couple va mal et on vous dit même si vous devez être fidèle ou pas…

Qui a décidé qu’on n’était nul au lit si on ne changeait pas de positions tous les soirs ? Qu’il y avait une fréquence normale pour faire l’amour ? Qu’on était coincés si on était fidèle ? Qu’on doit avoir connu au moins dix partenaires pour commencer une relation épanouie et stable ? Qui a décidé que l’amour était une affaire d’état ?

Je serais peut-être coincée mais je me refuse à devenir un mouton de Panurge qui règle sa vie sur les pages d’un magazine…Le bonheur n’est pas une recette qui s’applique à tout le monde, qu’on laisse donc sa vie à la voisine…

Gala de fin d’année, Courchevel 2008

Ah, le retour du patinage artistique, une bonne raison d’aimer l’hiver ! Et quoi de mieux qu’un petit gala de fin d’année pour se remettre dans l’ambiance ? Après tout, le gala permet de renouer avec ses favoris, de constater leurs progrès et de repérer les jeunes talents. Et cette année mes amis, que de talents… J’aimerais bien tous les citer, tous vous les montrer mais je sens que ça va être difficile.

Ce gala fut une délicieuse explosion artistique mêlée d’humour. C’est bien sûr ce qui fait le charme des galas : ce mélange de toutes les catégories, l’absence de pression face aux résultats (en février je vous vanterai probablement la montée d’adrénaline lorsque vos patineurs favoris entrent en piste, la respiration qu’on retient à chaque saut, la crainte qui vous taraude jusqu’à la dernière seconde du programme, mais tout cela est une autre histoire), et tous ces sportifs/artistes (vraiment pour le coup j’hésite) qui se lâchent, osent le tout et le n’importe quoi, de la parodie au romantisme exalté, mais surtout qui donne tout avec passion et sans prise de tête. Dynamisant, voilà exactement le terme qui convient. Après je serais tentée de dire que celui-ci fut particulièrement brillant : cette impression que j’avais l’an dernier d’un retour en force du patinage français ne cesse de se confirmer.

Outre le plaisir de retrouver Alban Préaubert qui m’avait bien manqué aux derniers championnats du monde, j’ai aussi eu l’occasion de me trouver un nouveau chouchou dans une catégorie où je suis assez difficile à séduire, les hommes.Petite, je n’avais de goût que pour les catégories couple et danse sur glace, les autres me paraissant tous identiques. Les femmes me plaisaient malgré tout par leurs costumes chatoyants. Mais depuis l’an dernier j’ai fini par apprivoiser un peu mieux la technique masculine et à y goûter avec intérêt. D’ailleurs je finis par ne plus avoir assez de doigts pour compter mes chouchous. Et il y en a un nouveau qui vient de s’incruster avec force, Florent Amadio de son petit nom, remarquable dans sa gestuelle et son patinage félin, mais je ne vois pas qui aurait pu résister à son programme sur le thème d’Amélie Poulain qu’il parvient à sublimer encore. Et puis il y a Yannick Ponsero, hilarant dans son résumé des trois épisodes des Bronzés en quelques minutes seulement, que j’aime bien sans pour autant avoir été autant éblouie par son travail que par celui d’autres, mais peut-être est-ce la faute (il fallait bien que je mette un bémol quelque part à ce formidable gala) des caméras qui ont trop axés sur les chanteurs venus interpréter « Tatoue-moi » plutôt que sur le patinage. Et Dieu sait qu’il est difficile de se laisser prendre dans un programme sans cesse interrompu par des images des chanteurs qu’on n’a pas besoin de voir pour bien entendre…

Mais outre cette découverte, j’ai eu la chance de constater que le patinage féminin français a peut-être une chance de renaître grâce à Candice Didier qui semble fort prometteuse. Mais comme d’habitude ce sont les catégories couple et danse sur glace qui m’ont le plus ravie : la découverte d’abord d’Adeline Canac et Maximin Coia, catégorie couple, actuels champions de France, qui ont patiné avec brio sur « les patineurs » de Clarika, musique pour laquelle ils semblent être nés.

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Et puis les retrouvailles exquises avec ce couple que j’adore, en danse sur glace, Pernelle Caron et Mathieu Jost que j’avais quittés très bons artistiquement parlant mais un peu faible niveau technique et je les ai retrouvés avec plaisir souriants, dynamiques et beaucoup plus forts techniquement, et si je ne voulais pas éviter de vous surcharger de vidéos je vous rajouterais bien leur programme de gala, mais il faut faire un choix et ma plus belle surprise cet après-midi vient du couple français de danse sur glace Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat dont je n’aimais pas du tout le style l’an dernier. Mais là, j’ai été littéralement soufflée par leur énergie, leur vivacité etleut technique époustoufflante. Comme quoi on est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

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Et à propos de surprise je voudrais saluer le duo Arménien Ari Zakarian et Akop Manoukian qui nous ont livré un spectacle à la fois hilarant et techniquement bluffant. Avec des accessoires délirant, un thème inédit dans le patinage (un combat de boxe) et un sens du comique très développé ils ont donné beaucoup de légéreté à ce spectacle.

De quoi mettre l’eau à la bouche pour les championnats à venir en somme.

Note : Bonnes fêtes de fin d’année à tous !

Note 2 :  J’ai fait une erreur plus haut : en fait ce n’est pas Yannick Montserot qui patinait sur « tatoue-moi » mais Yoann Deslot…

Have a break, have a Pratchett

Non je ne suis pas en grève, et si je n’écris plus rien, ce n’est pas non plus parce que je suis absente. Je passe au contraire des heures à zoner devant mon pc, même si je ne vais plus sur aucun blog et que je n’écris plus rien. Je suis tout simplement en panne, paumée entre des cours dans lesquels je n’avance pas, un appartement en plein capharnaüm et une certaine morosité. J’aimerais bien écrire, j’aimerais bien ranger, j’aimerais bien remettre un peu d’air frais dans ma vie mais je n’y arrive pas, je suis en panne. Je n’arrive pas à trouver de musique qui me plaît, je n’arrive pas à ouvrir les livres que j’ai commencé (au nombre de deux, pour l’un il ne me reste que 10 pages et je n’y arrive pas quand même…), je n’arrive pas à me concentrer sur autre chose que sur VDM, au point que même VDM en perd toute saveur.

C’est alors que j’ai acheté ce livre, pour un ami. Depuis, il traîne dans un coin de mon studio, en attendant que je trouve un petit mot digne de ce nom à écrire à l’intérieur. Et comme ça traîne puisque je ne suis pas plus fichue de pondre un mot sympa pour un copain qu’un article pour mon blog, on s’en doutera, mes yeux ne cessent de retomber dessus. Ce livre, c’est un Pratchett. On pourrait croire au début qu’un livre de Pratchett n’est rien de plus qu’un livre. Ce serait une grave erreur.

Un livre de Pratchett, c’est du délire à l’état pur, une bouffée d’air frais, et un billet pour l’irréel, le fou et le merveilleux qui vous tire bon gré mal gré de votre fichu quotidien. Perdu sous des histoires absurdes et burlesques, des personnages paumés et pas très futés, mais tellement attachants parce que ces héros ne sont guère mieux lotis que le commun des mortels, pointe une critique acerbe de notre société. D’accord, dans ses livres, le monde est plat et juché sur quatre éléphants eux-mêmes posés sur une tortue marine géante au sexe indéterminée, les mages sont des trouillards et la Mort veut une vie ordinaire. Mais nulle part je n’y ai vu mention de cancers, crise économique ou autres annonces d’apocalypse. Le monde en prend un coup, mais ma morosité aussi.

Finalement, rien ne sert de se droguer à la vitamine C, d’abuser du café et de petits gâteaux… parfois, il suffit de faire une pause.

Have a break, have a Pratchett !

En vrac

En ce moment j’suis en vrac, au propre comme au figuré… Depuis que j’ai fait cette fichue chute à vélo, plus rien ne va vraiment, j’ai accumulé plein de problèmes de santé en une semaine, et même si le moral va mieux maintenant, tout n’est pas parfaitement en place. Je suis maintenant aphone, moi qui adorais parler, vivement que ça s’arrête…

Ca fait déjà une semaine que je lis vos commentaires et j’aimerais vraiment y répondre par un article mais ça se bataille dans ma tête : des milliers d’idées affluent dans tous les sens mais c’est comme si j’étais incapable de m’arrêter sur une seule.

J’ai le ménage à faire, Noël arrive et je n’ai aucun cadeau de prévu, j’ai plein d’idées originales de cadeau pour mon amoureux, les partiels approchent il faut réviser quoi ? la vaisselle, le repassage, deux lettres très longues à écrire, des cadeaux d’anniversaire en retard à faire, est-ce que j’arriverais à payer tout ça, quand est-ce que je retrouverais ma voix, y a encore des cours à rattraper, plein de livres à lire, plus rien à manger…

Tout se mélange et devient confus, je me sens submergée et incapable de m’arrêter sur une seule idée. J’essaie de prendre mon temps de me poser, mais tout de suite après je repense à autre chose que j’aurais dû faire alors je m’y met, et je volète et jamais je n’arrive à m’arrêter… Est-ce pour ça que ma plume m’a abandonnée ? Elle me manque…

Mais je vous rassure, même en vrac mon esprit demeure intact… Privés de nos longues conversations téléphoniques par mon absence temporaire de voix, mon amoureux et moi-même avons dû nous rabattre sur MSN (non promis je ne vous raconte pas ma vie par plaisir exhibitionniste, c’est pour placer le contexte) et la webcam. Il finit par me dire :

« Tu viens de jurer »

Impossible, au cas où il n’aurait pas remarqué, je ne peux plus parler… Pourtant, maintenant que j’y repense effectivement j’ai pensé un juron. Un peu intriguée je lui demande comment il le sait :

« C’est facile, tu n’ouvres plus la bouche que pour jurer »

Et m… On ne lutte pas contre les réfexes conditionnés. Même aphone je trouve le moyen de dire des grossiertés. La preuve que malgré tout je suis toujours la même…

PS : Oui Francis je vis dans la capitale de Noël (c’est Strasbourg qui le dit, pas moi !) mais je n’ai pas encore été au marché de Noël, c’est pour cet été. Promis si ma plume reviens, je vous raconterai :)

EDIT : comme me l’a obligemment fait remarquer Vidar, le marché de Noël, comme son nom l’indique, se déroule durant la période de Noël. C’est pour ça que j’irais ce week end, et pas cet été (où de toutes façons je ne serais pas à Strasbourg). Voilà, maintenant vous avez vraiment la preuve que je suis en vrac :p

Quand je serais grande…

Fut un temps, je voulais être vétérinaire. Mais je devais être la seule à trouver que c’était une bonne idée, parce que les prépas n’ont pas voulu de moi. Quelques mois plus tard je leur en étais plus que reconnaissante. Quelques mois plus tard j’étais en médecine, et je ne savais pas que ces deux années en médecine allaient changer tant de choses en moi. En vérité je ne pensais pas non plus que je ne passerais que deux ans sur les bancs pourris de la fac de médecine d’Angers. J’avais la tête pleine de tout ce que je ferais pour le monde de la médecine, émue à l’idée de plonger enfin dans un domaine qui me plaisait… Allez savoir pourquoi toute personne qui entre en première année de médecine s’imagine qu’elle va changer le monde…

Au final, durant ces deux années, qu’ai-je appris ? J’ai appris à détester le monde de la médecine, à les plaindre et à refuser d’épouser un médecin. J’ai appris à travailler et à remplir un QCM avec efficacité. J’ai appris à me méfier d’un concours et à en apprivoiser l’atmosphère oppressante.

J’ai appris, à défaut de ce que je voulais être, ce que je refusais de devenir. Je voulais une vie, je ne voulais pas finir enchaînée au travail, que je voulais respirer et profiter de ma vie, que je voulais encore écrire.

Bien sûr, le jour de l’oral d’orthophonie, je ne leur ai pas dit ça. Je me suis contentée de dire que j’avais compris que je n’étais pas faite pour ça. L’un des membres du jury m’a tout de suite dit « en fait ce que vous dites, c’est que les meilleurs vont en prépa, les seconds en médecine et les derniers finissent orthophonistes ».

J’ai souri. Parce que je voyais bien le piège dans lequel il essayait de me faire tomber, et surtout parce qu’en me tendant ce piège, il me donnait l’opportunité d’exprimer ce que je ressentais vraiment :

« Non, ça c’est ce qu’on essaie de nous faire croire ; la meilleure filière c’est celle dans laquelle on se sent heureux »

Je n’étais pas faite pour changer le monde. J’étais peut-être faite pour m’en moquer. Peut-être que je le changerai autrement. Mais il y a une chose que je sais, c’est que je ne regrette rien, et surtout pas d’être partie.

Quand vous abandonnez médecine, que vous ratiez ce concours ou simplement que vous choisissiez de vous-même d’aller ailleurs, vous êtes immédiatement catalogué de petite nature. Il faut avoir du cran pour sortir : celui d’avouer qu’on s’est trompé, et qu’on ne fera jamais parti des meilleurs… Le regard de mépris qu’ils vous lancent est éloquent : vous êtes faible. Jamais mon estime de moi n’en a autant pâti. Et pourtant, quelque part au fond de moi, c’est comme si je prenais une profonde inspiration pour enfin commencer à vivre. J’ai découvert l’année suivante que je m’étais trompée du tout au tout sur moi, j’étais douée.

Un an et demi plus tard, on pourrait imaginer que ce traumatisme a enfin disparu. Pourtant, chaque fois qu’une personne me raconte son expérience en médecine, j’ai beau trouver ça intéressant, une partie de moi hurle de bonheur d’avoir échappé à ça. Et hier, à l’hôpital suite à un bête accident de vélo, je me retrouve à subir des examens cliniques. Une jeune fille entre dans mon box et se présente comme étudiante en médecine. Je n’ai pas pu retenir un petit rire. Allez expliquer ça après… Mais on ne lutte pas contre les réflexes conditionnés. Non, quand je serais grande, je me féliciterais surtout d’avoir compris que la force, c’est d’accepter ce qu’on est.

Quand je serais grande... mc3a9d10

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L'observation est un talent qui se cultive comme n'importe quelle forme d'art.

En ce moment… Je lis

"Les aventuriers de la mer tome 1" Robin Hobb (la suite de l'assassin royal)

J’écoute…

je lis beaucoup donc j'écoute peu de musique

In the mood for…

... lire en mangeant des abricots

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