Archives pour la catégorie Les petits plaisirs

Pari à la con

L’amitié, c’est aussi ça :

Lui : Nan mais faut pas exagérer, Machine ne dit pas non plus « lol » en vrai.
Moi : Je te paie un verre si t’arrives à lui faire dire « lol » quand elle viendra te voir !
Lui : Chiche !

A croire que j’ai pas de loisirs…

Liberté

Pour ceux qui ont suivi, j’étais en partiels. et pour ceux qui ont encore plus suivi je rêvais ardemment des trois jours suivants. Je suis sortie ce midi de ma dernière épreuve et je viens de passer l’aprèm en pyjama dans mon lit à parler sur msn, regarder des séries et lire des fanfictions. J’ai dansé, j’ai traîné, et le plus beau, c’est que pas une seule fois je me suis dit « euh là tu devrais bosser ma grande… ».

Je me suis mise à danser sur Tubthuming des Chumbawamba et soudain j’ai pris conscience d’une chose incroyable : j’ai une vie. J’ai du temps. Je n’ai pas d’impératifs. Je fais ce que je veux, où je veux, et comme je veux. Je décide de mes horaires, je peux prendre le temps de reconstruire ma vie en toute tranquilité. C’est comme si après toute cette pression je redevenais maîtresse de mon existence. Comme si j’avais droit à ma première bouffée d’air frais après toute l’accumulation de ces 5 derniers mois. Je suis vivante, et j’ai les rênes en main.

Aussi, je vais prendre quelques résolutions. Je sais que ce n’est plus trop de saison mais tant pis. Les résolutions qu’on prend au nouvel an sont plus à mon sens des règles de vie qu’on s’impose pour s’améliorer petit à petit année après année. Celles que je veux prendre là sont d’un autre genre. J’ai décidé de m’offrir deux semaines et demie de liberté, et je veux jouïr autant que possible de ce temps.

Voici donc la liste non exhaustive et sur laquelle j’ai entière liberté de toutes ces choses que je veux faire pendant ces deux semaines et demie :

-  lire
- écrire mes propres récits
- aller au cinéma
- regarder plein de films en dvd
- faire du shopping
- tester des recettes
- remettre mon appartement en ordre
- danser toute la nuit
- faire le marché tous les samedis
- faire la grasse mat’
- traîner en ville pour le simple plaisir de vivre dans une ville magnifique

Ah… et surtout vivre sans contrainte ni délai. Bilan dans deux semaines et demi ! Mais bon, d’ici là écrire ici faisant aussi parti de mes projets, vous n’êtes pas prêts de vous débarrasser de moi si facilement :D

Prendre son temps

« Le temps est invention… ou il n’est rien du tout »

Le temps. Je me suis faite cette réflexion pour la première fois à McDo (où j’ai un peu l’impression de passer tout mon temps depuis que je n’y bosse plus) : mon amoureux dévorait ses frites comme s’il avait un certain quotat à respecter à la minute. Je me suis dit qu’après tout c’était un jeune homme en pleine croissance, et que c’était presque inscrit dans leur façon de vivre de se jeter ainsi sur la nourriture. Et puis j’ai laissé glisser mon regard sur les gens alentours (midi heure de pointe, en plein centre avec toute la population lycéenne qui pullulait à mes pieds)et je suis tombée sur une jeune fille qui faisait subir le même sort à ses frites (vous savez le genre grignotage industriel) que le jeune homme en pleine croissance assis en face de moi, sauf qu’elle y allait carrément par paquet de trois à quatre frites. Et c’est là que ce que je savais depuis déjà un certain temps m’a frappé de plein fouet : nous ne savons plus prendre le temps.

Nous sommes pressés par les études, le travail, les horaires anarchiques des bibliothèques et les crèches ; pressés pendant les pauses déjeuners, pressés dans les transports en commun au point d’en oublier de sourire aux gens qui nous entourent, pressés de vieillir, pressés de maigrir pour enfin se plaire, pressés d’avoir quelqu’un, pressés d’être diplômés.

Le temps est un impératif auquel on ne peut échapper. Toujours son petit tic-tac s’égrène dans notre tête et noue empêche de profiter… Si je reste assise à ne rien faire il s’insurge de oisiveté, si je lis il se demande pourquoi je ne travaillerais pas plutôt, quand je mange avec des amis il me rappelle que quatre heures c’est bien trop long pour un repas, quand je cuisine il s’étonne de tout ce temps gaspillé… Qui sait encore prendre le temps de vivre ? Qui sait oublier la petite horloge qui rappelle que nous ne sommes pas éternels et qu’il nous faut nous hâter si nous voulons remplir tous les objectifs que nous nous sommes fixés. Partout il nous faut faire des choix. Et que restera-t-il de nous ? A l’heure de notre mort, de quoi se souviendra-t-on ? Des dossiers qu’on a rendus à l’heure, des films qu’on s’est forcés à voir parce que ça faisait genre, de la sueur qu’on a versé à la gym alors qu’on aimait pas ça… Du panneau « fermé » de la bibliothèque municipale, de la paperasse et des copies d’exams…

A l’heure de ma mort ce que je voudrais vraiment retrouver, c’est la sensation de la mer sur mes mollets, le tourbillon d’une danse endiablée, la parfum entêtant de l’herbe fraîchement coupée, le son d’un fou rire, l’odeur de son cou, les meilleures réparties de Terry Pratchett, le craquement de la neige sous mes pieds… je voudrais me souvenir de ces petits plaisirs, retrouver l’ivresse de tout ce que je n’avais pas le temps de faire et pour lesquels j’ai lâché devoirs et obligations, ces instants pour rien où l’on se contente de vivre.

Vingt-quatre heures dans une journée c’est trop peu pour la société et l’indépendance, les révisions et la lecture, le cinéma et les musées, mais parfois juste lâchez pendant quelques minutes le temps, oubliez-le et ne vivez que pour admirer ces fleurs sur le bord de la route et soudain, ne rien faire.

Ces choses absurdes que j’aimerais prendre le temps de faire avant de mourir :
- une bataille de boules de neige en hiver et une bataille d’eau en été
- flâner dans la compagne en bonne compagnie
- sauter dans les vagues à la mer
- écrire une parodie absurde de ma vie et de celle de mes amis
- passer des heures chez un fleuriste à respirer le parfum des fleurs
- somnoler dans un parc
- courir dans la neige en pleine rue
- revoir les trois Seigneurs des Anneaux en version longue à la suite
- marcher dans tous les quartiers de Strasbourg pour le plaisir d’apprivoiser la ville
- relire le Journal de Bridget Jones, me faire tous les épisodes du 70s show et de Friends à la suite
- passer une après-midi à écrire avec une boîte de chocolat, un thé et de la bonne musique
- apprendre à danser le rock, le tango, la salsa, le paso-doble…
- prendre un long bain avec un long bouquin
- faire le marché tous les samedis matins
- retourner à Rome et à Vienne
et tant, tant d’autres choses… Et vous, quelles sont ces choses sans importance qui en ont pour vous ?

« Dans le temps des semailles,
apprends ;
dans le temps des moissons,
enseigne ;
en hiver, jouis »

Amnistie

Il fait froid, et je suis fatiguée. Je ne dors plus assez, pour ne pas dire que je ne dors plus du tout. Je souffre en cours, je somnole et je décroche. Je ne rêvasse même plus, rêvasser nécessitant une capacité neuronale que je ne possède actuellement plus. Je suis incapable de formuler une penser réfléchie, j’écris aux gens ce que j’entends plutôt que ce que je voudrais leur écrire et j’intervertis les mots quand je parle. Je ne lis plus, je ne suis même plus fichue de regarder des séries à la télé. Je suis une sorte de fantôme qui n’aspire qu’à une chose, disparaître sous la couette et dormir jusqu’à avoir récupéré toutes ses heures de sommeil perdues. Au lieu de ça je vais en cours et je tente de me socialiser.

Mais en vérité je ne fais plus de véritable effort et plus rien ne me préoccupe. La preuve ? J’ai plein d’ennemis. Pas de vrais ennemis évidemment, mais des gens qui m’agacent. Et en ce moment, je les vois, ils me parlent, mais plus rien ne me touchent. J’ai des envies de suicide pendant des cours interminables, mais les autres m’indiffèrent, tous ces gens qui me pourrissent la vie ou que je hais viscéralement, je suis trop fatiguée pour m’en préoccuper. Leurs paroles ne m’atteignent plus (il faudrait déjà que je les comprenne) et les détester demanderait bien trop d’énergie. Qu’ils s’épuisent en paroles inutiles s’ils le veulent, plus rien n’a d’importance. Et parfois, c’est vrai que ça fait du bien.

Et M…

Je suis vulgaire. Il me semble avoir déjà abordé ce sujet, j’ai la langue aiguisé pour sortir des idioties et la main légère pour ce qui est des jurons. J’ai commencé en classe de quatrième avec « merde », comme tout le monde probablement… Et puis au lycée je me suis mise à adopter « putain » qui est devenu un mot banal dans mon vocabulaire, presque inconscient. Et puis à la fac j’ai adopté « bordel » qui roule sur la langue et restitue tellement bien l’avalanche de soucis qui vous tombe dessus, l’ensemble de l’échafaudage de votre vie qui plie. Bizarrement, prononcer ce « bordel » ne résout rien, mais ça soulage.

Mais voilà, il n’y a pas longtemps j’étais en week end chez une amie de ma mère, et après m’avoir écouté discuter toute la soirée  (pour ne pas dire la nuit…) avec son fils, ma mère m’a fait remarqué d’un ton un peu pincé que j’étais très vulgaire alors que lui elle ne l’avait pas entendu lâcher un gros mot de la journée. Et elle a ajouté « c’est moche dans la bouche d’une fille… » d’une voix dans laquelle on entendait menacer un futur de solitude et de célibat, rejetée par tous les hommes de goût et condamnée à tricoter des chaussettes qui grattent pour les enfants de ses amis (oui je sais j’y tiens à ces chaussettes, et au cas où ça attiserait votre curiosité, non je ne sais pas tricoter et je n’ai pas non plus l’intention d’apprendre). C’est vexant. Pourquoi un mec qui jure c’est viril et une fille c’est juste moche ? Dans Paris, de Cédric Klapisch tout le monde jure tout le temps et ça n’écorche pas moins les oreilles quand c’est de la bouche d’un homme que ça sort…

Mais, comme j’ai envie de ne plus faire honte à ma mère et de faire bonne figure devant les parents de mes amis, j’ai décidé (roulement de tambour) d’arrêter de jurer. Là vous ous dîtes « et alors ? ». Je sais, arrêter de fumer c’est héroïque, se mettre au régime une bataille de tous les instants, mais arrêter de jurer… Il n’existe pas de complèments alimentaires, et allez demander à la pharmacienne un patch contre les jurons… On n’abandonne pas un automatisme qui vous poursuit depuis si longtemps aussi facilement; il faut dresser son cerveau, et comme je suis forte, c’est ce que je vais faire.

Tenez, ce matin il m’est arrivé un truc très agaçant dont je vous épargnerez les détails… premier réflexe…

« Pu… (puis, me souvenant de ma résolution je réalise ma bourde) et m… (et risque au final de m’enfoncer encore plus…) AAAAAAAH ! »

C’est un bon début non ? En fait le problème c’est que, quoi qu’il advienne, mon esprit a besoin d’évacuer ce que je ressens… Je vais donc m’adapter comme les fumeurs qui mâchonnent consciencieusement leurs chewim gum nicorettes, je vais me trouver des substituts. Prenons mes jurons et insultes favoris…

 Con : « t’es trop con » suivi d’un sourire amusé ; « mais  quel con ! » énervée ;
                  peut facilement être remplacé par « imbécile, idiot, crétin » (j’aime bien crétin)

Connard : tel quel quand je suis vraiment énervée (se conjugue très bien au féminin même si je l’emploie peu au féminin : ai-je plus d’ennemis mâles sachant que je fréquente plus de filles ? ou alors est-ce que les hommes sont naturellement plus cons ? (merde merde merde ! idiots)
                 à remplacer par : salaud enfoiré imbécile (tout de suite moins salé comme terme, c’est sûr…)

Garce : quand une fille m’énerve vraiment
                 à remplacer par : … d’accord je ferais simplement en sorte qu’une fille ne l’énerve pas vraiment en présence d’un spectateur quelconque

La Conne : suffixe ajoutée aux prénoms de filles… connes. A l’avenir on se contentera du prénom.

Merde : quand j’ai demandé à Rose quel était mon juron le plus courant elle a répondu sans hésiter « et merde ». Mes clés qui tombent, le PC qui buggue, pas d’oeufs dans le frigo, une mauvaise nouvelle… et merde !
                 remplaçable par : zut, mince

Putain ! quand je suis surprise c’est le premier mot qui sort, la garantie que là, je ne m’y attendais pas…
                 remplaçable par : purée de petit pois (pour citer la serveuse de la pizzeria de la dernière fois), punaise (j’aime bien punaise, on y retrouve un peu le même rythme)

Bordel : là, je vis un moment tragique. Je ne peux pas remplacer « bordel ». Bordel, c’est l’aboutissement de tout, il n’y a pas de mot dont la sonorité m’évoque cette même plénitude. Je vais devoir vivre sans « bordel ». Quand ma vie n’ira plus, je dirais quoi ?

Une fille qui jure vous jugez cela...

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Se poser des questions existentielles

Attention ami lecteur ! Prends garde, un jeu de mot foireux se cache dans cet article, sauras-tu le retrouver ???

J’étais hier au cinéma (pour aller voir Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen, mais le problème n’est pas là) et j’étais d’humeur assez morose, sans trop savoir pourquoi. Les gens dans la rue m’agaçaient, l’attente interminable, jusqu’au fait même de m’être déplacée pour voir un film que si ça se trouve je n’allais même pas aimer. C’était un de ces jours où finalement on est bien que chez soi, sous la couette avec un paquet de gâteau et son PC ; un de ces jours où quel que soit l’effort déployé par vos amis, ils sont toujours de mauvaise compagnie. Un de ces jours où l’on mériterait bien de s’en prendre une pour réaliser qu’on a quand même de la chance.

Et voilà qu’au milieu de mes palpitantes pérégrinations intellectuelles, mes yeux s’arrêtent sur l’affiche de Saw V, que dans mon petit esprit francophone je prononce « Saw Cinq » alors que si j’étais in, je prononcerais ce titre comme il se doit « Saw fiiiiive ». Et bizarrement, tout cela m’agace encore plus. Sans parler de leur slogan « vous pensiez vraiment que c’était fini ? »… non, mais on a bien le droit d’espérer… Je me demande jusqu’où ils exploiteront ce filon au lieu de nous offrir ce qu’un véritable spectateur mérite, de l’original. Dans ma tête je m’imagine les affiches à venir et…. soudain une question idiote s’insinue dans mon esprit… Oseront-ils sortir Saw VI ? Les américains s’en fichent, mais avouez qu’en français ça casse un peu toute l’atmosphère morbide dont ils s’entourent…

Comme quoi il n’en fallait pas tant que ça pour que mon humeur s’améliore…

Ecouter les conversations des gens…

Je ne sais pas vous, mais j’aime voyager. Que ce soit par car, train ou avion, dès l’instant où je peux m’installer dans ma petite bulle et ne rien faire d’intellectuellement violent. Parfois je lis (mais ça c’est quand j’ai vraiment beaucoup d’énergie), parfois je somnole en écoutant de la musique. Et parfois je suis d’humeur à écouter les conversations des autres. Parfois c’est insipide, mais la plupart du temps c’est une distraction qui se vaut.

Aujourd’hui c’était le cas. Pour vous mettre dans l’ambiance, mon car était envahi de lycéens qui venaient de sortir des cours. Ma voisine de droite essayait de draguer mon voisin de derrière qui était en grande conversation avec son pote et n’en avait strictement rien à faire de ma donzelle. Bref, donc il était en train de raconter une anecdote croustillante à son voisin, quand soudain, elle lui a attrappé le bras et a observé sa montre. Forcément lui a été un peu déconcentré, et alors qu’il essayait de retrouver le fil de son histoire elle lui a montré un truc sur sa montre et lui a demandé ce que c’était.

« L’heure » a-t-il répondu avec flegme.

Sur une montre, ce sont des choses qui arrivent.

Morne plaine

Je passe une soirée morne après la recherche active d’un appart. Je n’ai d’énergie ni pour laisser des commentaires sur les blogs des autres (je ne suis plus sûre de savoir lire…) ni pour répondre à tous mes mails en retard. Du coup je harcèle tous mes amis sur MSN à la recherche d’une activité (et je leur répond « pas envie » dès qu’ils me soumettent quelque chose, on ne peut pas dire que je n’y met pas du mien…) et comme je ne tiens que moyennement à ce que tous mes amis finissent par me bloquer, je les laisse un peu en paix… J’ai décidé d’employer les grands moyens. Quand je me sens mal je fais la liste des petits plaisirs qui valent la peine de se lever le matin et de survivre à de mornes journées…

  • Tomber sur quelqu’un de sympa à la SNCF

  • Rayer une corvée de la liste des « à faire »

  • Obtenir ce qu’on veut sur le site de la SNCF (ici plus d’un plaisir je parle d’un miracle puisque je ne connais personne à qui cela soit vraiment arrivé)

  • Recevoir un mail qui n’est ni une pub, ni une chaîne

  • Se faire draguer avec subtilité (ça a le mérite d’être novateur)

  • Se faire reluquer par un homme qui n’a pas la tête d’un pervers ni d’un psychopathe quelconque (je commençais à me poser des questions…)

  • Acheter un livre au hasard parce que le train a 50 minutes de retard et qu’on n’a pas envie de bosser. Et avoir un coup de foudre littéraire.

  • Faire rire toute la table. Je n’ai pas encore tout à fait compris ce qu’il y avait d’aussi drôle, mais ça fait plaisir tout de même^^

  • Tomber sur le tee-shirt de nos rêves. Dans la couleur qu’on voulait, notre taille (sinon forcément c’est tout de suite moins plaisant) et découvrir que c’est le dernier qui reste. Les hommes et le porte-monnaie trouve ça malheureux, moi pas :p

  • Une répartie jubilatoire au détour d’une série, d’un film, d’un livre. Etre prise au dépourvue par un auteur, j’adore.

  • Se trouver jolie en sortant de chez le coiffeur

  • Avoir une idée de cadeau originale. Et s’en souvenir.

  • Attendre moins de 10 minutes à la poste

  • Annoncer mon classement à tous les gens qui me prennent pour une incapable depuis 1, 2 ou 10 ans. C’est mesquin, mais qu’est-ce que ça fait du bien :p

  • Une répartie jubilatoire. De moi.

  • Visiter la page de BASHFR (toutes les meilleurs conversations d’IMC). C’est le dernier plaisir de la journée parce que là je vais m’y consacrer. C’est tellement énorme que non seulement je ne m’ennuierais plus ce soir, mais en plus je serais de bonne humeur :p

(PS : Monblogchéri tu remarqueras que tu m’as donné des envies de liste :p)

C’est bon la honte

Je ne sais plus à quelle publicité préhistorique (je me souviens seulement que j’étais encore plus jeune que maintenant XD) j’ai emprunté ce titre hautement spirituel. Toujours est-il que si mes souvenirs sont bons, ça avait un certain rapport avec de la nourriture et les petits plaisirs culinaires de la vie. Ce qui nous amène à ce que j’ai à dire…

Ce matin, pour fêter mes résultats de concours j’ai fait une halte à la boulangerie du coin. Surprise, à peine ai-je commencé à commander que la boulangère anticipe ma demande (millefeuille au caramel, je suis faible) avec un prime un sourire narquois. J’en reste muette de stupeur. Comprenez-moi, ça fait plus de dix ans que je vis dans ce village et je suis persuadé que les gens que je croise dans la rue pensent que je viens à peine d’emménager. Plus de dix ans que je viens dans cette boulangerie et j’ai le droit à mon premier sourire. Tout ça parce que depuis près de deux mois je prends régulièrement un millefeuille au caramel. Et j’ai la terrible impression que s’ils se montrent un rien plus sympatique, le sourire est surtout très moqueur…

C'est bon la honte dans Les petits plaisirs douceu10

Ma réputation est donc faite pour quelques millefeuilles ? Je passe de l’étrangère à la gourmande en quelques instants ? Le pire, c’est que je crois bien que je m’en fiche. Je n’ai jamais terriblement aimé ce village et j’ai toujours pris un malin plaisir à dire bonjour avec un grand sourire à tous les gens que je croisais, ces gens qui se delanderont pendant plusieurs jours qui peut bien être cette fille. Avant, je marchais maladroitement, je me sentais déplacée. Maintenant j’évolue en propriétaire. Tout est une question de regard paraît-il, alors j’ai décidé de changer le mien. On ne commence à exister pour les autres que dès l’instant où on le décide non ?

Alors tant pis si je suis une fille gourmande, c’est un des plaisirs de ma vie, et si ça perturbe les autres, au moins ça les occupe :)  

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L'observation est un talent qui se cultive comme n'importe quelle forme d'art.

En ce moment… Je lis

"Les aventuriers de la mer tome 1" Robin Hobb (la suite de l'assassin royal)

J’écoute…

je lis beaucoup donc j'écoute peu de musique

In the mood for…

... lire en mangeant des abricots

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