Archives pour la catégorie Journal de la vulgarité

La génétique

Hier soir je parlais avec ma mère d’un homme dont vous n’avez pas besoin de savoir grand chose, à propos d’un lieu qui ne vous dirait pas grand chose où ce fameux monsieur devait se rendre.

Ma mère : Oui il va encore y amener sa…

Moi (finissant la phrase en pensée) : pétasse… pouf… pouffiasse… connasse…

Ma mère : … Dulcinée.

J’admire le talent de ma mère pour réfréner ses pulsions de vulgarité.

En vrac

En ce moment j’suis en vrac, au propre comme au figuré… Depuis que j’ai fait cette fichue chute à vélo, plus rien ne va vraiment, j’ai accumulé plein de problèmes de santé en une semaine, et même si le moral va mieux maintenant, tout n’est pas parfaitement en place. Je suis maintenant aphone, moi qui adorais parler, vivement que ça s’arrête…

Ca fait déjà une semaine que je lis vos commentaires et j’aimerais vraiment y répondre par un article mais ça se bataille dans ma tête : des milliers d’idées affluent dans tous les sens mais c’est comme si j’étais incapable de m’arrêter sur une seule.

J’ai le ménage à faire, Noël arrive et je n’ai aucun cadeau de prévu, j’ai plein d’idées originales de cadeau pour mon amoureux, les partiels approchent il faut réviser quoi ? la vaisselle, le repassage, deux lettres très longues à écrire, des cadeaux d’anniversaire en retard à faire, est-ce que j’arriverais à payer tout ça, quand est-ce que je retrouverais ma voix, y a encore des cours à rattraper, plein de livres à lire, plus rien à manger…

Tout se mélange et devient confus, je me sens submergée et incapable de m’arrêter sur une seule idée. J’essaie de prendre mon temps de me poser, mais tout de suite après je repense à autre chose que j’aurais dû faire alors je m’y met, et je volète et jamais je n’arrive à m’arrêter… Est-ce pour ça que ma plume m’a abandonnée ? Elle me manque…

Mais je vous rassure, même en vrac mon esprit demeure intact… Privés de nos longues conversations téléphoniques par mon absence temporaire de voix, mon amoureux et moi-même avons dû nous rabattre sur MSN (non promis je ne vous raconte pas ma vie par plaisir exhibitionniste, c’est pour placer le contexte) et la webcam. Il finit par me dire :

« Tu viens de jurer »

Impossible, au cas où il n’aurait pas remarqué, je ne peux plus parler… Pourtant, maintenant que j’y repense effectivement j’ai pensé un juron. Un peu intriguée je lui demande comment il le sait :

« C’est facile, tu n’ouvres plus la bouche que pour jurer »

Et m… On ne lutte pas contre les réfexes conditionnés. Même aphone je trouve le moyen de dire des grossiertés. La preuve que malgré tout je suis toujours la même…

PS : Oui Francis je vis dans la capitale de Noël (c’est Strasbourg qui le dit, pas moi !) mais je n’ai pas encore été au marché de Noël, c’est pour cet été. Promis si ma plume reviens, je vous raconterai :)

EDIT : comme me l’a obligemment fait remarquer Vidar, le marché de Noël, comme son nom l’indique, se déroule durant la période de Noël. C’est pour ça que j’irais ce week end, et pas cet été (où de toutes façons je ne serais pas à Strasbourg). Voilà, maintenant vous avez vraiment la preuve que je suis en vrac :p

La tragique aventure de la sauce soja

La journée avait plutôt bien commencé, je venais de passer deux heures en société sans qu’un seul juron ne pointe le bout de son nez, et comme je n’avais pas trop l’intention de ressortir de la journée, je me suis dit que je venais de passer une journée entière sans juron. J’imaginais déjà le superbe article que je posterai ce soir sur mon blog. Quand une bouteille de sauce soja décida de s’en mêler…

Pour bien comprendre le pourquoi du comment de cette tragique affaire, il faut reprendre au début, au centre commercial dont je ne citerais pas le nom puisque de toutes façons je ne l’ai choisi que parce que c’était le plus proche de chez moi (flemmarde again) alors que je me demandais ce que j’allais bien pouvoir manger ce midi (que de suspens !!). Et là je me suis malheureusement souvenue que j’avais en ma possession une sauce soja qu’il serait temps d’inaugurer. J’ai donc acheté une boîte d’accras de morue.

Une fois rentrée chez moi, je met les accras à chauffer, et après avoir vidé mes courses, je sors la bouteille de soja avec l’intention légitime de l’ouvrir. J’enlève d’abord le couvercle et là en-dessous se trouve cette infamie, vous savez, ce petit cordon en plastique sur lequel il faut tirer pour retirer la capsule sous laquelle se trouve la bien-aimée sauce soja. J’ai tiré. Comme j’ai déjà tiré sur des centaines d’anneaux en plastique similaires, mais celui-là n’était définitivement pas comme les autres, celui là était un sale con d’emmerdeur enquiquineur : celui-là s’est cassé.

Et merde.

Et voilà, à cause d’un stupide anneau en plastique, je venais de prononcer le premier gros mot de la journée. J’ai inspiré bien fort et je me suis dit qu’en fait, il suffisait peut-être juste d’insister. Un « putain » plus tard, j’ai fait une grande découverte : une fois que ce stupide anneau en plastique (stupide est un excellent substitut de « à la con ») est cassé, on ne peut plus rien en faire.

Mais je n’allais pas me laisser décourager comme ça. Et ce pour une bonne raison, mes accras étaient en train de cuire et je ne voyais pas comment j’aurais pu les manger sans sauce. J’ai donc décidé de dévisser l’ensemble du bouchon de la bouteille. Là j’ai fait une nouvelle découverte majeure : ou je n’ai pas de poigne ou ce fichu bouchon est indévissable. Comme je n’avais pas plus que cela l’intention de me ridiculiser devant des voisins que je ne connais toujours pas, que je n’avais pas de poigne d’homme cachée dans un placard, et que mes accras commençaient à cuire depuis un peu trop longtemps, j’ai simplement dit « merde » et j’ai couru à l’épicerie en bas de chez moi acheter de la sauce chinoise l’esprit un peu échauffé.

Un garçon très mignon est passé devant moi en vélo. Putain

Il n’y avait pas de sauce chinoise à l’épicerie. Merde.

J’ai essayé d’ouvrir le bouchon à l’aide d’un couteau mais je n’ai réussi qu’à balancer des bouts de plastique un peu partout dans ma cuisine. Putain.

Mes accras étaient cramés. Merde.

J’ai finalement balancé cette bouteille satanique à la poubelle, et c’est ce moment-là qu’elle a choisi pour finalement s’ouvrir… Je vous laisse deviner ce que j’ai dit…

Et M…

Je suis vulgaire. Il me semble avoir déjà abordé ce sujet, j’ai la langue aiguisé pour sortir des idioties et la main légère pour ce qui est des jurons. J’ai commencé en classe de quatrième avec « merde », comme tout le monde probablement… Et puis au lycée je me suis mise à adopter « putain » qui est devenu un mot banal dans mon vocabulaire, presque inconscient. Et puis à la fac j’ai adopté « bordel » qui roule sur la langue et restitue tellement bien l’avalanche de soucis qui vous tombe dessus, l’ensemble de l’échafaudage de votre vie qui plie. Bizarrement, prononcer ce « bordel » ne résout rien, mais ça soulage.

Mais voilà, il n’y a pas longtemps j’étais en week end chez une amie de ma mère, et après m’avoir écouté discuter toute la soirée  (pour ne pas dire la nuit…) avec son fils, ma mère m’a fait remarqué d’un ton un peu pincé que j’étais très vulgaire alors que lui elle ne l’avait pas entendu lâcher un gros mot de la journée. Et elle a ajouté « c’est moche dans la bouche d’une fille… » d’une voix dans laquelle on entendait menacer un futur de solitude et de célibat, rejetée par tous les hommes de goût et condamnée à tricoter des chaussettes qui grattent pour les enfants de ses amis (oui je sais j’y tiens à ces chaussettes, et au cas où ça attiserait votre curiosité, non je ne sais pas tricoter et je n’ai pas non plus l’intention d’apprendre). C’est vexant. Pourquoi un mec qui jure c’est viril et une fille c’est juste moche ? Dans Paris, de Cédric Klapisch tout le monde jure tout le temps et ça n’écorche pas moins les oreilles quand c’est de la bouche d’un homme que ça sort…

Mais, comme j’ai envie de ne plus faire honte à ma mère et de faire bonne figure devant les parents de mes amis, j’ai décidé (roulement de tambour) d’arrêter de jurer. Là vous ous dîtes « et alors ? ». Je sais, arrêter de fumer c’est héroïque, se mettre au régime une bataille de tous les instants, mais arrêter de jurer… Il n’existe pas de complèments alimentaires, et allez demander à la pharmacienne un patch contre les jurons… On n’abandonne pas un automatisme qui vous poursuit depuis si longtemps aussi facilement; il faut dresser son cerveau, et comme je suis forte, c’est ce que je vais faire.

Tenez, ce matin il m’est arrivé un truc très agaçant dont je vous épargnerez les détails… premier réflexe…

« Pu… (puis, me souvenant de ma résolution je réalise ma bourde) et m… (et risque au final de m’enfoncer encore plus…) AAAAAAAH ! »

C’est un bon début non ? En fait le problème c’est que, quoi qu’il advienne, mon esprit a besoin d’évacuer ce que je ressens… Je vais donc m’adapter comme les fumeurs qui mâchonnent consciencieusement leurs chewim gum nicorettes, je vais me trouver des substituts. Prenons mes jurons et insultes favoris…

 Con : « t’es trop con » suivi d’un sourire amusé ; « mais  quel con ! » énervée ;
                  peut facilement être remplacé par « imbécile, idiot, crétin » (j’aime bien crétin)

Connard : tel quel quand je suis vraiment énervée (se conjugue très bien au féminin même si je l’emploie peu au féminin : ai-je plus d’ennemis mâles sachant que je fréquente plus de filles ? ou alors est-ce que les hommes sont naturellement plus cons ? (merde merde merde ! idiots)
                 à remplacer par : salaud enfoiré imbécile (tout de suite moins salé comme terme, c’est sûr…)

Garce : quand une fille m’énerve vraiment
                 à remplacer par : … d’accord je ferais simplement en sorte qu’une fille ne l’énerve pas vraiment en présence d’un spectateur quelconque

La Conne : suffixe ajoutée aux prénoms de filles… connes. A l’avenir on se contentera du prénom.

Merde : quand j’ai demandé à Rose quel était mon juron le plus courant elle a répondu sans hésiter « et merde ». Mes clés qui tombent, le PC qui buggue, pas d’oeufs dans le frigo, une mauvaise nouvelle… et merde !
                 remplaçable par : zut, mince

Putain ! quand je suis surprise c’est le premier mot qui sort, la garantie que là, je ne m’y attendais pas…
                 remplaçable par : purée de petit pois (pour citer la serveuse de la pizzeria de la dernière fois), punaise (j’aime bien punaise, on y retrouve un peu le même rythme)

Bordel : là, je vis un moment tragique. Je ne peux pas remplacer « bordel ». Bordel, c’est l’aboutissement de tout, il n’y a pas de mot dont la sonorité m’évoque cette même plénitude. Je vais devoir vivre sans « bordel ». Quand ma vie n’ira plus, je dirais quoi ?

Une fille qui jure vous jugez cela...

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...


L'observation est un talent qui se cultive comme n'importe quelle forme d'art.

En ce moment… Je lis

"Les aventuriers de la mer tome 1" Robin Hobb (la suite de l'assassin royal)

J’écoute…

je lis beaucoup donc j'écoute peu de musique

In the mood for…

... lire en mangeant des abricots

Calendrier

juin 2017
L Ma Me J V S D
« oct    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

L’image de la semaine

L’image de la semaine

Kirsten Dunst et Orlando Bloom

La citation de la semaine

"Ne pas monter bien haut peut-être, mais seul" Edmond Rostand

Sondage

Vous êtes arrivés sur ce blog...

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter


FAMILLE BRAULT PINEAU FERRAND |
etmaemma |
Ensemble Un Oeil ouvert sur... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BAB BERRED
| dylan0000
| Plug-in or not plug-in