Archives pour mai 2008

Je dois être peste au fond…

… mais je ne supporte pas le chantage aux sentiments, je ne supporte pas l’intrusion de ma vie privée et je ne supporte pas non plus les petits chefs à tendance tyrannique.

Je ne supporte pas qu’on me vante les talents de quelqu’un d’autre en me faisant bien sentir que je ne suis pas à la hauteur.

Je n’apprécie pas outre mesure qu’un mec m’arrête dans la rue pour me dire que je ne suis pas son goût (jusqu’à preuve du contraire je ne lui avais rien demandé)

Je ne supporte pas qu’on me mette la pression pour faire quelque chose que je n’ai ni le temps ni le moyen de faire (parce qu’après bizarrement j’ai encore moins envie de le faire)

Je déteste ces gens qui savent que je culpabilise facilement et en profitent pour obtenir ce qu’ils veulent.

Je ne supporte pas les gens qui veulent s’occuper de ma vie amoureuse en déclarant à quelqu’un qui ne m’intéresse pas/peu/plus du tout que je ne pourrais plus jamais vivre sans lui. Ca me donne l’impression désagréable d’être une groupie et plus un être vivant.

Je n’aime pas les gens qui exigent sans retour.

Alors forcément, j’ai beau être d’une nature sociable, aimable et tendre, il m’arrive quand même de m’énerver. Et après c’est moi aussi qu’on fait passer pour la méchante. Bizarrement, je n’aime pas beaucoup plus. Du coup mon coeur et mes paroles deviennent secs. Ils me trouvent mesquine mais pour une fois ils ont bien raison. C’est vrai, parfois je suis peste, et ça doit être de ma faute…

Frustration frustration

(ou pourquoi la pratique d’une langue, ce n’est pas comme le vélo)

Une heure.

C’est le temps qu’il m’a fallut pour écrire un mail en allemand. Et la bonne nouvelle, c’est que j’en ai encore un deuxième à écrire derrière.

C’est une situation impensable. Toute ma vie durant j’ai adoré l’allemand et repoussé l’anglais. J’ai acquis sans trop de difficulté les dures (paraît-il) bases de l’allemand alors que je ne maîtrise toujours pas les temps de l’anglais. Fut un temps, je savais même me faire comprendre en allemand.

Je dirais à ma décharge que je n’ai plus vraiment l’occasion de pratiquer ni l’un ni l’autre depuis près de trois ans. Sauf… sauf une certaine passion pour une certaine série qui m’a poussée à lire des fanfictions et à regarder des épisodes entiers en anglais. Autant dire que j’ai carrément renié tous mes principes là, dans l’unique but de devenir un jour trilingue.

Et voilà que moi, qui à chaque fois que j’ai eu besoin de l’anglais pour une raison ou pour une autre (devoirs quelconques, pour discuter avec la famille de mon amie Suédoise…) je me suis retrouvée assaillie par du vocabulaire allemand, maintenant que j’essaie d’écrire en allemand, une langue que j’ai toujours adoré et dans laquelle, fut un temps, j’étais vraiment bonne, voilà que je pourrais écrire tout un mail en anglais, et sans me poser de questions qui plus est. Je bute sur le moindre petit mot de vocabulaire, même de niveau sixième, et quand je laisse mon cerveau faire, j’ai l’impression que ça va tout seul et c’est vrai… mais en anglais !

Question traumatisante, est-ce que mon cerveau n’est capable d’assimiler que deux langues maximums ? (le français prenant déjà une place plus qu’encombrante) Pourquoi ai-je autant galéré pendant des années pour parler anglais et pourquoi est-ce que maintenant je comprends même parfois (ça doit être un malentendu là aussi XD) l’accent américain ? Pourquoi est-ce que ce genre de choses ne m’arrive que quand je suis sur le point d’aller vivre à la frontière allemande ? emoticone

Ils ont réponse à tout…

On connaît tous ça, ce moment où on aurait dû avoir le dernier mot, et où la réplique sublimissime ne nous est jamais venu… Eux l’ont eu.

Dans Vous n’aurez pas le dernier mot, Jean Piat et Patrick Wajsman regroupent les réparties les plus cruelles, les plus drôles, mais surtout les plus aiguës, celles qu’on aurait tous voulu un jour ou l’autre pouvoir dire… pour avoir enfin le dernier mot, cette victoire de l’esprit !

Ils ont réponse à tout... dans Citations 22261710

Quelques extraits…

 » Au milieu d’un dîner bien arrosé, un invité se vante auprès de Marcel Aymé :
_ Moi, je me suis fait tout seul.
_ Ah, monsieur, vous déchargez Dieu d’une bien grande responsabilité !  »

« Un petit échange entre Germaine de Staël et Bonaparte… Germaine de Staël vient de juger les partis qui ont gouverné la France et Bonaparte lui fait cette réflexion :
_ Madame, je n’aime pas que les femmes se mêlent de politique.
_ Vous avez raison général ; mais dans un pays où on leur coupe la tête, il est naturel qu’elles aient envie de savoir pourquoi. »

« On demanda un jour à Chuchill ce qu’il pensait du dicton « Une pomme par jour tiens le médecin à distance » (le rend inutile en somme), il répondit :
_ C’est vrai, mais à condition de bien viser ! »

« A une admiratrice qui disait à Marcel Achard ne jamais rater une de ses pièces, il répondit :
_ Moi si, hélas, chère madame »

« La comédienne Madeleine Brohan est abordée par l’un de ses admirateurs et lui répond :
_ Vous vous trompez monsieur, je suis une honnête femme.
Mais comme il est bel homme elle ajoute :
_ Croyez que je le regrette infiniment »

« Un maréchal que la galanterie tient fort éloigné de son domicile meurt. On dit à sa veuve :
_ Le maréchal va beaucoup vous manquer…
_ Peut-être. Mais maintenant, au moins, je saurai où il passe ses nuits. »

« Deux académiciens croisent une belle femme et ont cet échange :
_ Je lui ferais bien l’amour, soupire l’un.
_ « Bien » ? rectifie son complice, tu veux sans doute dire « volontiers »… »

« Un avocat en vacances reçoit un télégramme de victoire d’un de ses clients dont il soupçonne la culpabilité « La justice a triomphé… » auquel il répond « Faites appel ! »"

« Deux politiques anglais, Gladstone et Disraeli se firent la guerre pour le poste de premier ministre. Ils eurent cet échange houleux :
_ Vous, vous finirez pendu ou miné par une maladie vénérienne ! s’exclama Gladstone
_ Cela dépendra, cher ami, de qui j’aurai épousé : vos principes ou votre maîtresse… contre-attaqua Disraeli »

Voilà j’espère de quoi vous mettre l’eau à la bouche… Mais j’avoue que ma catégorie favorite concerne les dernières paroles des condamnés à la guillotine.

« Un condamné interroge son bourreau :
_ Quel jour sommes-nous ?
_ Lundi.
_ Encore une semaine qui commence bien ! »

« Un bourreau, débutant, fait part au comte qu’il est sur le point de raccourcir de sa nervosité :
_ Tenez-vous bien, monsieur le comte, c’est la première fois que cela m’arrive !
_ Imbécile ! Crois-tu que c’est la seconde fois que cela m’arrive à moi ? »

Mais le plus beau est probablement l’histoire suivante, qui se passe sans paroles. Le duc de Charost lisait un ouvrage savant dans la charrette qui le menait à l’échafaud. Au moment où les aides bourreaux allaient se saisir de lui, il corna sa page…

Un petit livre à feuilleter pour sourire, rirer… et s’inspirer !

La preuve par quatre

Ceci est un petit quizz envoyée par ma meilleure amie. Il s’agit de noter pour chaque sujet les autre éléments les plus importants de votre vie. Le problème étant, pour une amatrice des digressions comme moi, de s’en tenir à quatre.

(la mise en page de cet article me tape sur les nerfs, ça fait au moins 20 fois que je recommence et ça ne marche jamais comme je le voudrais. Je hais ce fichu article)

  • Quatre emplois que j’ai fait dans ma vie :
  • 1. Commençons par le dernier et le plus traumatisant (le plus instructif aussi, soit dit en passant) : équipière en cuisine à McDonald’s. L’uniforme était moche, le travail erreintant et j’en fais encore des cauchemars. Notez que mon opinion sur les gens qui bossent dans les fast-food en a été bouleversé à jamais. Et jamais, non plus jamais je ne m’énerverais parce que mon hamburger est long à arriver. Pour plus de détails, je vous conseille ma fic McDonald’s girl.
  • 2. Tous les étés j’aide ma mère pédicure podologue à faire ses semelles orthopédiques. C’est un travail cool et intéressant, et au moins j’aime bien ma patronne XD
  • 3. J’ai été secrétaire remplaçante de mon médecin de famille pendant deux jours. C’est parti d’une blague de ma mère et ça s’est finalement concrétisé. (comme quoi JC Dusse avait raison dans les Bronzés, sur un malentendu, ça peut marcher :p). Je ne pensais pas que ça me plairait autant mais en fait depuis je recherche sans cesse une place dans le genre.
  • 4. Je n’y suis pas encore mais cet été je dois travailler dans un lycée pour le secrétariat du bac. Je ne sais pas trop ce qu’on attend de moi, mais c’est sûr que ça va changer de McDo !

Et Dora je confirme tes paroles, après tout ça on regarde ses études différemment… et on s’y accroche surtout ! 

  • Quatre films que je regarderais encore et encore Seulement quatre, la bonne blague…
     

    • 1. Marie-Antoinette : C’est un film dont je ne pourrais pas me passer, il réjouis chacun de mes sens à chaque fois, c’est aussi simple que ça.
    • 2. Sleepy Hollow : mon chouchou de Tim Burton, à l’ambiance sombre et torturée, mais saupoudré d’humour typiquement Burtonien.
    • 3. The Hours : les films sur l’art me touchent toujours.
    • 4. Ouh là le dernier, je suis sûre que je regretterais mon choix dans 5 minutes, je me souviendrais d’un film qui m’a traumatisé et voilà… Alors je dirais quand même… Les Poupées russes. Je ne peux pas renier un film que j’ai tant regardé en boucle.
       
    • Quatre endroits où j’ai vécu
    • 1. Domfront, c’est dans l’Orne et vous ne connaissez probablement pas. C’était les six premières années de ma vie, et je n’en garde pas un souvenir éblouissant, à part notre vieille maison de trois étages, massive avec des plafonds très haut et une rampe bien large. Ma maison rêvée. J’aimais aussi les balades au château… Comme quoi dans toutes les villes on trouve matière à satisfaction.
    • 2. Le Mans : cette ville a un intérêt inestimable : elle est au centre du réseau ferrovière. Je peux aller partout, quel que soit le coin de la France. Et ça c’est génial, surtout quand on part à l’autre bout de la France pour ses études. C’est aussi un lieu fantastique qui se retrouve peuplé une fois par an de hordes d’anglais et d’allemands qui vous reluquent bizarrement et vous poussent à vous demander si vous n’auriez pas atterri dans un univers parallèle, des fois.
    • 3. Angers : Probablement des quatre présentées là ma ville chouchoute. J’y ai passé mes deux premières années d’études. Sans être une ville où je me vois vivre plus tard, je la trouve très agréable à vivre, surtout les bords de la Maine, et puis c’est quand même là que j’ai rencontrée ma meilleure amie, ça ne se renie pas ces choses-là^^
    • 4. Nantes : Ma dernière année d’études. Je voulais à tout prix faire mes études là-bas, bonjour la déception. C’est une ville où je n’ai jamais réussi à me sentir chez moi.

Aussi je vous fait un dernier petit commentaire sur la ville dans laquelle je pars l’an prochain : Strasbourg. Depuis des années je cherche la ville où j’ai envie de vivre, et je crois que je l’ai enfin trouvé. C’est ridicule si je dis que j’ai l’impression de la sentir battre dans mon coeur ? Probablement mais c’était exactement ça, comme si la ville me parlait. C’est une ville grande, vivante mais aussi intime. En somme, tout ce que je recherche…
 

  • Quatre séries télé que je regarde :

    Quand j’allume ma télé ce n’est que pour regarder des séries (ou les Guignols) alors forcément j’en ai plein de chouchoutes. Mais en ce moment c’est…

  • 1. Ugly Betty (vous vous y attendiez non ?)
  • 2. Dr House (incroyablement jubilatoire)
  • 3. Grey’s Anatomy (c’est bizarre mais depuis que je regarde je me réjouis encore plus d’avoir arrêté médecine XD)
  • 4. Les Tudors (comme dit précédemment, terriblement glamour)

 

  • Quatre chanteurs qui t’ont toujours plu et qui te plairont toujours:
  • 1. Bénabar : parce que qu’il me fait rire avec ces histoires qui pourraient être celle de tout le monde. Parce que pendant deux ans je n’ai pas eu le temps d’ouvrir un roman et que l’écouter me donnait l’impression de lire de spetites histoires. Donc parce que lui aussi m’a aidé à tenir pendant deux ans de calvaire, et ça forcément, ça ne s’oublie pas.
  • 2. Ce n’est pas un chanteur mais c’est un CD : la BO des Chansons d’Amour : l’ambiance que ce disque dégage est toute particulière, comme du blues, avec beaucoup de tristesse, mais aussi tellement d’espoir.
  • 3. Carla Bruni : rien de politique là-dedans juste qu’elle est à mes yeux un très grand poète, et que sa musique, en français comme en anglais me porte et me rend joyeuse.
  • 4. Muse : et surtout l’album Absolution qui s’écoute à mon avis comme un seul grand titre. J’aime la façon dont ils marient rock et piano.

 

  • Chaque fois (ou presque) que je navigue sur internet je consulte :
  • 1. Mes mails : ai-je de nouveaux commentaires sur mon blog ? Des nouvelles de mes amis qui vivent loin ? De nouvelles fanfictions à lire ? etc etc
  • 2. La page de fanfiction anglaise Ugly Betty : accro, je vous l’ai dit.
  • 3. Mon blog, et ceux d’un tas d’autres gens aussi, mais ça vous êtes déjà au courant.
  • 4. Pandimon, le forum de jeu de rôle où j’écris. J’y joue deux élèves en première année d’école de sorcellerie. Génération Harry Potter of course.

 

  • Quatre mets que je ne mangerais jamais ou presque ! (mais si on paie ça peut s’arranger pour les trois premiers)
  • 1. Riz de veau. Il paraît que c’est très cher et très raffiné. Je serais ma mère je verrais le bon côté des choses : elle va faire des économies.
  • 2. Choux de Bruxelles : je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça.
  • 3. le caviar : c’est cher payé pour des oeufs de poissons, vraiment
  • 4. Bon et je ne peux pas passer à côté du sempiternel « viande humaine ». 

 

  • Mes quatre plats favoris:
  • 1. Les lasagnes de ma mère. Même en Italie je n’en ai pas trouvé d’aussi bons.
  • 2. Chinois : surtout ce qui est frit, des beignets de crevettes, nems etc. Je ne pourrais manger que ça.
  • 3. La crème brûlée. j’en ai mangé une sensationnelle un jour, avec des kumquats dedans. Le problème, c’est que je ne sais plus où c’était XD. Mais vous pouvez être sûr que dans la majorité des cas, s’il y en a au dessert, c’est ce que je vais choisir.  
  • 4. Crêpes au caramel. J’aime le caramel, donc dès qu’il y en a je suis preneuse.

 

  • Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :
  • 1. A Rome. Perdue dans cette ville, le bonheur.
  • 2. A Strasbourg, en train de faire du vélo dans la Petite France. Que du bonheur.
  • 3. Assise sur la pelouse dans le parc de Thessé (le seul potable pour la jeunesse du Mans) avec mes amis à faire des jeux cons.
  • 4. Au Pays basque, à me balader sur la plage et savourer le bruit des vagues et ce paysage fantastique où la montagne se mêle à la mer.

C’est bon la honte

Je ne sais plus à quelle publicité préhistorique (je me souviens seulement que j’étais encore plus jeune que maintenant XD) j’ai emprunté ce titre hautement spirituel. Toujours est-il que si mes souvenirs sont bons, ça avait un certain rapport avec de la nourriture et les petits plaisirs culinaires de la vie. Ce qui nous amène à ce que j’ai à dire…

Ce matin, pour fêter mes résultats de concours j’ai fait une halte à la boulangerie du coin. Surprise, à peine ai-je commencé à commander que la boulangère anticipe ma demande (millefeuille au caramel, je suis faible) avec un prime un sourire narquois. J’en reste muette de stupeur. Comprenez-moi, ça fait plus de dix ans que je vis dans ce village et je suis persuadé que les gens que je croise dans la rue pensent que je viens à peine d’emménager. Plus de dix ans que je viens dans cette boulangerie et j’ai le droit à mon premier sourire. Tout ça parce que depuis près de deux mois je prends régulièrement un millefeuille au caramel. Et j’ai la terrible impression que s’ils se montrent un rien plus sympatique, le sourire est surtout très moqueur…

C'est bon la honte dans Les petits plaisirs douceu10

Ma réputation est donc faite pour quelques millefeuilles ? Je passe de l’étrangère à la gourmande en quelques instants ? Le pire, c’est que je crois bien que je m’en fiche. Je n’ai jamais terriblement aimé ce village et j’ai toujours pris un malin plaisir à dire bonjour avec un grand sourire à tous les gens que je croisais, ces gens qui se delanderont pendant plusieurs jours qui peut bien être cette fille. Avant, je marchais maladroitement, je me sentais déplacée. Maintenant j’évolue en propriétaire. Tout est une question de regard paraît-il, alors j’ai décidé de changer le mien. On ne commence à exister pour les autres que dès l’instant où on le décide non ?

Alors tant pis si je suis une fille gourmande, c’est un des plaisirs de ma vie, et si ça perturbe les autres, au moins ça les occupe :)  

Etes-vous plutôt...

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Jeu concours de Pouet le Scrap

Amis bloggeurs, je ne sais pas si vous êtes plus heureux que moi en jeu, mais qui ne tente rien n’a rien… Pouet le Scrap organise un petit concours pour son anniversaire. Les modalités sont simples : vous laissez un commentaire sur son blog avec l’adresse du vôtre (je suis toujours claire là ?) et vous faites un article sur votre blog avec un lien sur son blog ! Et après vous patientez jusqu’au 30 mai (dans deux jours donc même si vous n’êtes pas d’une nature patiente (un peu comme moi en somme) ça devrait être supportable) pour le tirage au sort.

Bonne chance à tous !

Merci à Miss Cacahouète pour le lien ! (et bon anniversaire à l’organisatrice !!)

http://pouet.scrapadingues.com/?p=172#comment-90

Help ! recherche tango…

J’aurais besoin d’aide pour l’un de mes romans et je me suis dit qu’après tout, le plus simple était encore de demander. J’écris actuellement un roman pour lequel j’aurais besoin d’un tango entraînant. J’insiste sur ce dernier terme, il ne faut vraiment pas que ça soit quelque chose de triste. Je sais ce que vous allez me dire, à l’écrit on ne peut pas entendre la musique. Mais moi, j’en ai vraiment besoin pour écrire cette scène. Aussi, si vous avez un morceau à me conseiller, je suis preneuse. Juste, je ne veux pas quelque chose d’électro, je ne suis pas très fan, je l’avoue.

Qui que vous soyez, habitué de ce blog, ou simple visiteur d’un jour, même si vous vous êtes perdus, qu’importe, si vous avez un morceau à me conseiller, s’il-vous-plaît laissez un commentaire, je vous en serez très reconnaissante…

McDonald’s Girl (prologue)

L‘été dernier, j’ai travaillé à McDonald’s. Sans renier tout ce que j’ai retiré de cette expérience, j’avoue que ça me laisse un souvenir assez mitigé. C’est aussi à cette période qu’est sorti le tome 7 de Harry Potter en anglais. Peut-être est-ce la raison pour laquelle mon esprit a légérement déraillé… Je me suis demandé à quoi ressemblerais le monde de Poudlard s’il était transposé à McDonald’s. Ce qui nous donne un petit délire à parodique à prendre à euh… un degré très lointain XD Si vous ne le saviez pas encore, je suis très moqueuse, et j’ai pris énormément de plaisir à ridiculiser tant ce que j’avais vécu que les personnages de JK Rowling. J’espère que vous apprécierez aussi…

N’hésitez pas à me dire sincèrement ce que vous en pensez. Si vous n’y trouvez aucun intérêt, je cesserai simplement de les publier sur mon blog.

Rien ne m’appartient dans ce délire excepté le personnage de Faustine Lott. Ce superbe récit plein d’émotions et de sensations fortes s’appelle McDonald’s girl.

Prologue

On était dimanche soir. Un dimanche soir ordinaire, empli de la morosité instituée par l’annonce du lundi à venir ; des gens qui se laissaient glisser dans la torpeur d’août, et d’autres qui luttaient contre le temps, menant une bataille perdue d’avance pour faire perdurer le week-end au delà de ses limites naturelles. Dimanche, journée de langueur.

Pas pour tout le monde. Dans l’un des nombreux McDonald’s de Londres, à la périphérie de la ville, près de la voie express, les équipiers de la SARL Poudlard étaient loin de se laisser aller dans la langueur dominicale. Ils n’en avaient pas le temps.

En salle, l’ambiance était à la folie. Les commandes se succédaient les unes aux autres à un rythme effréné, sauf en caisse 5 où officiait Neville Londubat, équipier-boulet de renom pour quiconque avait travaillé ne serait-ce qu’une semaine dans ce fast-food. Le pauvre garçon avait trouvé le moyen de bloquer sa caisse alors que la file des clients affamés remontait jusqu’à la porte d’entrée et que tous les managers se trouvaient déjà pris aux quatre coins de la salle.

En cuisine, l’atmosphère était tout aussi fiévreuse. En ligné grillée, Olivier Dubois faisait tourner ses équipiers à un rythme qui ne tarderait pas à les tuer, ce qui n’était pas vraiment le problème du jeune homme, dès l’instant qu’ils attendaient la fin du rush -voir la fin de leur temps de travail, car après tout dès qu’ils ne pouvaient pas travailler ils ne lui servaient à rien- pour succomber. Car rush il y avait. Le très fameux rush du dimanche soir, à croire que tout le monde venait soigner sa morosité et tenter de retenir le week-end déjà fuyant à McDonald’s. Cela ne dérangeait pas le jeune Dubois. Comment pourrait-on seulement prendre conscience de ses aptitudes exceptionnelles s’il n’était pas confronté à de telles situations d’urgence ?

On ne pouvait pas vraiment dire que ses coéquipiers partageaient son enthousiasme. Faustine Lott, heureuse préposée aux viandes reg (elle soupçonnait d’ailleurs un complot de la part de ses collègues, ou alors Olivier avait quelque chose contre elle ?), se fichait bien que l’on reconnaisse ses formidables capacités en plein rush. Elle aurait préféré se dispenser du rush à vrai dire. Et du commandement de Dubois tant qu’on y était. Et si tout cela était impossible, elle aurait au moins voulu un verre d’eau. Mais son intuition lui soufflait que sa requête risquait d’être mal vue. D’une part parce qu’au cas où elle ne l’aurait pas encore remarqué, personne n’avait le temps de lui servir un verre d’eau (à part Londubat, mais autant chanter dans l’espoir de faire pleuvoir), ensuite parce que (et ça elle l’avait bien remarqué) Draco Malefoy, qui était supposé s’occuper des viandes pendant qu’elle gérait les garnitures, était parti s’exiler aux toilettes (comme si c’était le moment de tomber malade !), elle restait seule pour s’occuper d’un poste qui n’était pas particulièrement conçu pour une personne seule, une personne avec seulement quatre malheureuses semaines d’expérience de surcroît, un jour de grand rush. Et puis c’était quoi cette équipière qui ne pouvait pas tenir quatre heures d’affilées dans une cuisine surchauffée hein ? Réponse inévitable de Dubois qui ne supportait rien, et surtout pas la faiblesse d’un de ses équipiers. Pour attirer son attention, il aurait probablement fallu qu’elle s’évanouisse, et il ne lui aurait alors adressé la parole que pour l’engueuler.

Parfois, Rémus Lupin, plus connu sous le nom d’Adorable Manager, lorsqu’on n’avait pas besoin de lui en ligne frit ni nulle part ailleurs, venait lui donner un coup de main, un sourire tout à la fois compatissant et rassurant (et séduisant aussi, mais ce n’était pas vraiment le moment de se préoccuper de ça) aux lèvres. Et parfois, comble de la torture, c’était Dubois qui l’assistait, poussant inévitablement un soupir qui signifiait clairement « Tu es la cause de tous mes ennuis ». Sympa. Mais ce n’était pas elle qui avait trouvé le moyen de fuir le poste s’il voulait bien se souvenir.

Un peu plus loin, la moitié coquette et futile des jumelles Patil se lavait les mains en gloussant avec sa coéquipière et meilleure amie Lavande Brown, laquelle mis plus de temps que ne le nécessitait la situation pour traverser la ligne frit. Mais lui était-il seulement possible de passer aux côtés de Ronald Weasley sans se dandiner et battre exagérément des paupières ? Visiblement pas. Et peu importait qu’on soit en plein rush, qu’une caisse ait été mise hors service par Neville -ce qui multipliait considérablement, et le travail de ses collègues, et le courroux de Severus Rogue Perfide Manager, qui se demandait si quelqu’un seulement lui en voudrait s’il en venait à assouvir certains de ses fantasmes, à savoir noyer le jeune Londubat dans l’huile des frites. Probablement pas quelqu’un de McDonald’s en tous cas. Ajoutez à cela Percy Weasley qui subissait les foudres d’une cliente névrosée parce qu’il devait fermer sa caisse, n’étant pas autorisé à dépasser cinq heures consécutives de travail, sinon la pointeuse allait se mettre à piailler, puis finirait par se bloquer puisque personne n’était là pour s’en occuper, ce qui ficherait une sacré pagaille et là franchement ce n’était pas le moment. Voilà pourquoi pour une fois miss Brown aurait pu se passer de draguer Weasley et se dépêcher de prendre la relève de Percy.

Sirius Black, dont la principale spécialité était de faire naître des sourires idiots sur le visage de toutes les équipières femelles du restaurant dès qu’il pénétrait dans une pièce -ce n’était pas pour rien qu’on l’avait surnommé Sexy Manager- entra d’un pas conquérant dans la salle du restaurant qui ressemblait plus à un champ de bataille qu’à autre chose et arriva quelques minutes plus tard dans la cuisine, son uniforme fraîchement enfilé, avec l’air de qui vient pour sauver la monde. Il se dirigea vers Olivier qui considérait d’un air concentré les commandes.

« Ça va ? »

Olivier lui tendit la main sans le regarder et hocha la tête. Il n’y avait bien que Dubois pour trouver que cette situation n’avait rien de problématique.

« Rémus m’a appelé pour que je rapplique tout de suite. C’est un sacré rush hein ? » ajouta-t-il d’un ton nonchalant que Faustine jugea très peu adapté à la situation. « Il te manque des équipiers non ? » demanda-t-il enfin, comme s’il se souvenait qu’on l’avait appelé à l’origine pour régler un problème.

Dubois daigna enfin se tourner vers lui :

« Malefoy est parti aux toilettes, ça fait plus de vingt minutes »

« Tu as été voir ? »

« Sur six viandes steplé ? » questionna Padma Patil en sortant fébrilement ses pains du toaster

« Deluxe steplé » répondit Dubois avant de se réintéresser au manager :

« Pas le temps. Et je ne peux envoyer personne » ajouta-t-il en salant les viandes de Faustine.

Sirius opina et se tourna vers l’équipière en grommelant pour lui-même « Ce n’est pas comme si on pouvait compter sur lui… »

Puis il décocha un grand sourire à la jeune fille « Je vais prendre la place de Rémus et il va pouvoir venir t’aider »

Rémus Lupin se lava les mains, enfila un tablier et vint décharger la jeune Lott d’une partie de son fardeau. A quelques centimètres du lavabo la pointeuse égrenait les minutes avec une constance monotone, accroissant à chaque seconde un peu plus le retard de Draco Malefoy, et rapprochant un peu plus les équipiers éreintés de la fin de leur travail. Les quarts d’heure se succédèrent, mouvementés par la vie du fast-food. De nouvelles commandes, parfois des équipiers qui partaient en pause, puis qui revenaient, et Sexy Manager qui déambulait dans la cuisine en lançant des commandes bidons « Une escalope à la milanaise pour la 3 ! », « Deux risottos et un osso bucco pour la 7 ! », ce qui avait au moins le mérite de détendre l’atmosphère. Une telle nonchalance portait sur les nerfs de Severus (et Londubat venait de renverser une dizaine de plateaux…). Mais il y avait au moins quelqu’un qui s’amusait ici.

Et puis la salle commença à se vider et les commandes à se raréfier. Dubois poussa un profond soupir, fier de la performance qu’il avait mené ce soir-là, et partit chercher des boissons pour récompenser le travail de ses courageux soldats. Le calme et la lassitude s’infiltraient peu à peu entre les murs du restaurant, s’appropriant tous ceux qui s’était retenus pendant de longues heures de craquer.

La pointeuse se mit à piailler et Sirius se dirigea vers elle d’un air guilleret :

« Voyons… Cho, Faustine et Draco en sont à cinq heures, ils doivent partir »

Le soupir de soulagement de Faustine fut peut-être un peu trop démonstratif.

« Il est où Malefoy d’ailleurs ? » interrogea Olivier en tendant son gobelet de coca à Faustine.

La jeune fille haussa les épaules d’un air qui signifiait très clairement que Draco avait pu se noyer dans la cuvette des chiottes, ce n’était pas son problème. Ce qui ne changeait rien au fait qu’elle était folle de rage qu’ils seraient payés le même prix alors qu’elle s’était démenée toute la soirée et que lui avait déserté. Elle dépointa alors qu’Olivier, en manager consciencieux, interrogeait Sirius :

« Il n’est pas venu te voir pour te dire qu’il se sentait mal et voulait rentrer chez lui ? »

« Non, demande à Severus et Remus »

Olivier se leva avec lassitude et partit s’exécuter.

Quelques minutes plus tard, alors que Sirius s’occupait du personnel, le reste de l’équipe des managers partait en quête de l’équipier qui ne cesserait définitivement jamais de leur causer des ennuis. Alors que l’un l’appelait sur son portable, et l’autre chez lui, Olivier sillonnait la surface toute relative du restaurant à sa recherche.

Alors que Faustine se changeait dans les vestiaires, savourant le délice de pouvoir faire quelque chose avec lenteur pour la première fois de la soirée, sans compter la perspective de deux longues journées de congé, un juron horrifié s’éleva de l’autre côté de la mince cloison qui séparait les vestiaires des femmes de celui des hommes. A la porte de celui-ci, Faustine découvrit Olivier, choqué. La porte des toilettes des hommes, ouverte, révélait le corps de Draco Malefoy qui gisait, la bouche ouverte et la langue pendante, à moitié déculotté, la ceinture de son uniforme serrée autour de sa gorge, et vraisemblablement, mort.

… A suivre…

Citations piochées de ci de là…

Comme vous le savez peut-être (ou alors pas), je suis une grande amatrice de citations, que je recueille religieusement dans des petits carnets (j’ai piqué l’idée à Isabelle Carré) au fil de mes lectures ou croisées en d’autres occasions. Je vous les mettrais petit à petit, en espérant que vous y trouverez votre bonheur vous aussi…

Si vous voulez quelque chose d’ordonné, allez sur Evene, ici je les met dans un ordre qui ne respecte aucune logique, vous êtes prévenus. Certaines sont drôles, d’autres sont tristes, certaines sont éniglatiques et il y en a certaines pour lesquelles je n’ai jamais retrouvé le nom de l’auteur. Mais elles m’ont toutes touchées à un moment ou à un autre, et c’est pour cela que je vous les fais partager.

Citations piochées de ci de là... dans Citations fee1510

 » Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul » 
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

 

 » Deviens qui tu es »
Nietzsche

 

 » L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau »
Alexandre Vialatte

 

« N’aimer que les belles femmes est une preuve de manque d’imagination »
Proust

 

« Pourquoi cet acharnement à sauver des vies menacées ? Pourquoi cette espérance violente, cette rage de vaincre la mort, cette joie profonde au matin du premier sourire de cette femme pour qui on avait eu si peur et qu’on imagine enfin revenue de ce côté-ci du rivage ? Car enfin ce rivage, tôt ou tard elle le quittera, nous le quitterons. Pourquoi tout ce déploiement de force et d’efforts pour quelques années de plus ou de moins ? N’ont-ils pas raison ceux qui croient que la mission du médecin n’est pas de changer le destin, mais d’aider à en supporter le cours ? »
Jean Hamburger

(je suis tombée sur cette phrase en révisant ma philosophie médicale, il y a un an, et j’avoue que je me suis sentie portée par cette phrase, qui résumait à mon sens toute la vocation médicale)

 

« Le temps est invention… ou il n’est rien du tout »

 

« J’écris : j’écris parce que nous avons vécu ensemble, parce que j’ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps près de leurs corps ; j’écris parce qu’ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l’écriture ; l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie »
Georges Perec, W

(Cette phrase est la dernière du livre W, qu’on m’a imposé en première et que j’ai détesté… à l’exception de cette phrase où j’ai retrouvé la nécessité de l’écriture que je ressentais moi-même)

 

« Nous autres civilisations, savons désormais que nous sommes mortels »
Paul Valéry

« Ne pleure pas celle que tu as perdue, réjouis-toi de l’avoir connue »
Jean-Louis Trintignant

Pourquoi j’aime les concours (un peu)

Je ne devrais pas aimer les concours. Les gens normaux n’aiment pas les concours. Un concours, c’est une cruelle injustice, c’est source de désespoir, c’est souvent une cause perdue, et c’est surtout la cause de haines et de jalousies qui vous rongent. Ca fait trois ans que les concours me gâchent le vie, trois ans de privations, trois ans que je prie pour que ça s’arrête et avoir enfin une vraie vie étudiante.

Et pourtant… Pourtant j’aime l’ambiance d’une salle de concours, se retourner et voir 1500 personnes qui attendent comme vous, avec les mêmes espoirs et les mêmes craintes, 1500 coeurs qui battent à l’unisson pour une même cause, ça a quelque chose de terriblement exaltant. J’aime ce frisson qui me traverse lorsque je retourne mon sujet et que je me dit que c’est là, dans les secondes qui viennent, que tout va se décider. Mais ce que j’aime plus encore, c’est ce que les concours ont fait de moi.

J’ai connu de nombreuses choses en concours, les questions qu’on arrête de lire parce qu’on n’y comprend rien, comment tromper l’ennui quand vous avez fini de cocher au pif, la peur de la copie blanche, et la copie blanche qu’on rend quand même. Les voisins sympas et ceux qui vous stressent encore plus (mention spéciale à la bêcheuse de cette année qui a tout vu, tout vécu). Les méthodes hasardeuses pour déjouer l’ennui et celles pour répondre efficacement.

Et puis il y a ce moment terrible où vous vous dites que jamais, mais alors jamais vous ne vous en sortirez, et puis où vous vous découvrez des ressources insoupçonnées, lorsque vous réalisez qu’en fait si, vous savez écrire, vous avez une certaine culture et de bonnes idées. Se dire qu’on est fichu et découvrir que vous êtes à même de maîtriser la situation.

C’est à la fois terrifiant et excitant cette sensation de remettre son titre en jeu, et je crois qu’en assistant aux épreuves secondaires je peux comprendre l’attrait des sportifs pour la compétition. C’est juste que rien, non rien n’égale cette sensation de se sentir vivant, et au bon endroit.

Pourtant je hais les concours, et j’espère ne plus en avoir l’an prochain, mais je ne peux pas renier ce qu’ils m’ont apporté, parce qu’au bout de trois ans passés ensemble, ils font indéniablement partie de moi.

Dans une semaine, si j’ai de la chance, je pourrais tourner cette page-là de ma vie.

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L'observation est un talent qui se cultive comme n'importe quelle forme d'art.

En ce moment… Je lis

"Les aventuriers de la mer tome 1" Robin Hobb (la suite de l'assassin royal)

J’écoute…

je lis beaucoup donc j'écoute peu de musique

In the mood for…

... lire en mangeant des abricots

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